28 juin 2005

Dai-bosatsu tôge (1966)

                                     

swordofdoom01story2Aka : Sword of Doom
Genre : Chambara
Réalisateur : Kihachi Okamoto
Scènariste : Shinobu Hashimoto
Interprètes : Tatsuya Nakadai, Yuzo Kayama, Michiyo Aratama, Toshirô Mifune, Kei Sato
Musique : Masaru Satô



Synopsis
Japon 1860. Les samouraïs savent que leur caste va bientôt disparaître. Certains, se concentrent sur l'enseignement de la «voie du sabre». D'autres intriguent entre partisans de l'Empereur et nostalgiques du Shogun. Les autres se replient sur eux-mêmes, refusant la réalité, et se réfugient dans l'ultra-violence, le nihilisme absolu...

Difficile de commencer tellement ce film me tient à coeur, c'est sans aucun doute un des films qui m'ont le plus marqués depuis ces dix dernières années.
C'est l'histoire de Ryunosuke Tsukue (Tatsuya Nakadai), un samouraï atteint d'un profond mal-être qui a perdu toute foi aux principes auxquels il avait toujours cru, lorsque celles-ci commencent à s'effondrer.
Un être dérouté qui cherche à donner un sens à sa vie dans une époque sombre et sans espoir.pdvd_0161

C'est une des oeuvres les plus sombres et personnelles d'Okamoto. En effet, le réalisateur fait parti de cette génération de cinéastes réactionnaires ayant vécu la seconde guerre mondiale qui ont marqué le cinéma nippon des années 50/60. Pas étonnant que ce film dégage une telle force quand on sait que le réalisateur a été envoyé au front en 1943 à peine agé de 19 ans, au moment où les affrontements étaient des plus violents. Ce long-métrage est selon moi, un moyen qu'il a eu d'exorciser ses démons intérieur. Un film qui prends au plus profond des tripes !

C'est une des adaptation du roman fleuve de Kaizan Nakazato, Le Passage du grand Bouddha, scénarisé par Shinobu Hashimoto (Throne of Blood, Seppuku, L'ange ivre...) et saupoudré d'expériences vécues du metteur en scène. Le film n'est donc pas totalement fidèle à l'oeuvre d'origine qui sert ici plutôt de support.

sword_of_doom2Les acteurs sont tous très bons, Nakadai dans un rôle qui lui va à merveille, Toshirô Mifune impec et Michiyo Aratama qui n'est pas moins remarquable dans le rôle de la femme de Bunnojo.
Nakadai et Mifune étant mes acteurs favoris, ce film est d'autant plus spécial pour moi.
Et puis à noter que c'est là que j'ai connu Kei Sato (un autre acteur que j'adore) qui joue ici le rôle de Kamo Serizawa, un des dirigeants de la mythique milice du Shinsengumi.

Venons-en maintenant aux scènes de combats. Elles font parties des plus belles qui m'ont été données de13 voir, que ce soit la première ou celle sous la neige, chaque plan est magnifique et soigné. Les amateurs de kendo seront comblés tant c'est un régal pour les yeux.
La photographie est excellente et transmet parfaitement l'ambiance sombre et nihiliste du film.
De même pour la musique composée par Masaru Satô, qui a travaillé dans la plupart des Kurosawa, et à qui on doit la mémorable BO de Yojimbo.

 

Pour finir un détail qui a quand même son importance, SPOILER La dernière demi-heure est à couper le souffle, définitivement MA SCENE culte FIN DU SPOILER.



sword_of_doom__1_5

"Le sabre est l'âme. L'étude du sabre, c'est l'étude de l'âme. Ame perverse, sabre pervers."


Disponible chez wild side video

Posté par Hojo à 22:07 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Dai-bosatsu tôge (1966)

    Hé ben, je suis épaté par la mise en page, ça explose aux yeux, c'est clair, ça donne envie de lire. Mince, je vais devoir revoir mon truc à la hausse moi. Ca va pas du tout ça.

    Posté par Dirty Flichty, 29 juin 2005 à 18:29 | | Répondre
  • Je l'ai sur mon pc mais je l'ai toujours pas vu.Bien vu le coup du spoiler écris en blanc,t'es malin quand meme.

    Posté par Wops, 03 juillet 2005 à 01:07 | | Répondre
Nouveau commentaire